12 février 2026
À l’approche de la Saint-Valentin, et à l’heure où une part croissante des rencontres se passent sur les applis ! Les rencontres s’y dessinent, les fantasmes s’exacerbent, mais dernière se côté romantique ou sexuel se dessine une autre réalité, beaucoup moins rose : celle d’un marché de l’amour sous influence des drogues de synthèse.
Le chem-sex - la consommation de substances psychoactives lors de rapports sexuels, est une pratique qui se diffuse, se normalise, se banalise dans tous les milieux. Elle présente des risques, à la fois sanitaires (surconsommation, interactions, perte de repères) et pour le consentement des partenaires. Dans ce cadre, il est primordial que les messages de prévention et actions de Réduction des Risques (RdR) atteignent le public. Les décès se multiplient.
A cette occasion, PlaySafe tire la sonnette d'alarme et appelle les acteurs numériques à prioriser la protection des publics : les messages de réduction des risques doivent atteindre les publics là où naissent les pratiques, là où l’offre de Nouveaux Produits de Synthèse (NPS) s'exprime, c’est-à-dire en ligne.
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VERS LA E-PREVENTION ET R-RdR
Or, le marché en ligne des NPS est en pleine accélération, en témoigne le Baromètre 2025, réalisé grâce à la plateforme de veille NSP-WATCH, publié par PlaySafe et remis à la MILDECA. Environ 50 nouveaux sites ou mises à jour sont détectés chaque semaine, signe d’une offre très réactive et d’une forte rotation. Dans ce contexte, les dispositifs traditionnels de prévention ne suffisent plus : il faut intervenir là où l’information et l’achat commencent (moteurs, plateformes, applications), avec une approche “d’aller-vers numérique” qui combine veille, campagnes ciblées et contenus de réduction des risques adaptés, sans stigmatisation.
C’est dans cette optique que l’association déploie progressivement SignalChems en 2026, une plateforme de signalement destinée à faciliter l’alerte sur des sites dangereux, arnaques, violences sexuelles et situations de soumission chimique.
REDUITE LA VISIBILITE DES VENDEURS, RENFORCER LA PREVENTION
PlaySafe formule 10 mesures stratégiques et opérationnelles, pour une prévention et une réduction des risques plus efficaces à l’ère du numérique, en particulier :
* Côté plateformes et moteurs de recherche : ajuster les algorithmes pour prioriser les sites de prévention, diminuer la visibilité des sites de vente et rendre l’accès aux ressources fiables plus immédiat ;
* Côté pouvoirs publics : renforcer la réponse coordonnée sur les acteurs les plus dangereux, en systématisant les demandes de retrait et le dé-référencement des sites classés noirs et rouges, avec suivi concerté avec les plateformes et autorités compétentes.
« À la Saint-Valentin, on célèbre l’amour. On ne peut pas laisser l’amour sous l’influence des logiques d’audience des plateformes en ligne : la sécurité des rencontres et le consentement doivent primer. Nous demandons que, sur les requêtes à risque, la prévention soit plus visible et immédiate que l’offre », conclut Michel Mau, président de PlaySafe.
Créée en 2012, PlaySafe est une association spécialisée dans la prévention numérique. Elle développe des actions innovantes de « e-prévention disruptive », utilisant l’intelligence artificielle, les réseaux sociaux et le web pour informer, protéger et sensibiliser. PlaySafe assure également une veille active sur Internet et collabore avec des acteurs majeurs tels que les GAMAM ainsi qu’avec des plateformes plus confidentielles pour retirer les contenus promouvant les NPS et autres produits psychoactifs. Sa devise résume sa mission : .« Support, don’t punish, but don’t banalize - soutenir sans punir, mais ne jamais banaliser.».

